Mémoire d’étude et de recherche

Saviez-vous que l’arrêté du 15 avril 1997 fixe les modalités du classement des conservateurs stagiaires ? Eh oui, nous sommes notés et classés à l’Enssib, même si aujourd’hui ce classement a moins d’importance que par le passé. Mais aujourd’hui, je souhaite parler d’une des épreuves qui servent au classement : le mémoire d’étude et de recherche.

C’est le passage obligé pour tout conservateur. Il s’agit d’un travail à mener sur l’année, avec l’aide d’un directeur de mémoire. L’idée est de faire de la « recherche appliquée », c’est-à-dire de prendre du recul et d’avoir une réflexion sur une problématique métier, tout en ayant une approche ouverte et concrète. Vous pouvez trouver ceux qui ont eu une note supérieure à 14 dans la bibliothèque numérique de l’Enssib (ceux qui ont plus de 17 ont des petites palmes, comme au festival de Cannes).

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Élève DCB ayant reçu les palmes de l’Enssib.

Avant cela, il va falloir choisir un sujet, ce qui vient d’être fait dans notre promotion. L’Enssib en propose un certain nombre, provenant de professionnels des bibliothèques ou d’autres structures. Mais il est également possible d’en proposer personnellement qui seront examinés attentivement. Excité par cette idée, j’en avais proposé quatre, issus de réflexions personnelles, d’interrogations ou d’envies. Pour différentes raisons, aucun d’entre eux ne sera traité cette année. Alors autant les partager avec vous.

La motivation des personnels

Mon argumentaire officiel

Le Petit Robert définit la motivation comme « [l’]action des forces (conscientes ou inconscientes) qui déterminent le comportement (sans aucune considération morale) ». Dans ce cadre, il s’agit pour le manager d’agir et de trouver les bon moyens pour maintenir dans son équipe un mouvement continu d’amélioration et de bien-être au travail, le tout visant à rendre un meilleur service tout en étant plus productif. Mais dans un service public, quels peuvent être ces leviers ?

Le contexte peut influencer négativement les forces en action. A côté des crises (financières, politiques, humaines) se trouvent aussi des phénomènes d’usure dus à un manque de changements (absence de projet d’établissement, d’objectifs, d’évolutions). Les causes de baisse, voire de disparition de la motivation peuvent être nombreuses et frapper de manière brutales les agents. Les attentes et les comportements variant d’un individu à l’autre, comment agir face au groupe ? Faut-il personnaliser l’accompagnement pour une meilleure motivation ?

Les missions des bibliothèques, qu’elles soient territoriales ou d’État, sont également interrogées par leurs tutelles respectives. Dans un contexte en constante évolution, où les changements peuvent être nombreux et rapides, comment maintenir l’intérêt des personnelles dans leurs missions quand celles-ci sont remises en cause ?

Ce mémoire pourrait donc s’attacher à décrire les outils à disposition pour, dans le contexte de la fonction publique et à travers différentes situations, maintenir un niveau satisfaisant de motivation dans les équipes et indiquer la manière d’accompagner au mieux les agents pour cela.

Ce que j’aurais voulu faire

Eh oui, on a tous des coups de mou de temps en temps, une envie de rien sinon de se planquer dans son bureau. Oui mais voilà, nous ne sommes pas tout seuls à bord du navire : il y a tout un équipage à motiver, même en l’absence de projet. Alors comment on fait sans budget et surtout sans objectifs clairs fixés par sa direction ? Et comment on gère les situations de crises ?

Pour tout cela, j’imagine que j’aurais dû éplucher la littérature sur le sujet et étendre mes connaissances en ressources humaines. Il y aurait aussi certainement eu des entretiens à faire, par exemple auprès de DGS, de responsables des ressources humaines, de managers en bibliothèque et d’agents : ont-ils des recettes miracles ou attendent-ils que cela passe tout seul ? Enfin, il aurait été intéressant de s’appuyer sur des cas concrets.

La difficulté principale aurait cependant consisté dans la préservation d’un certain anonymat. Comment en effet se plaindre de sa hiérarchie, de ses tentatives et de ses échecs ?

L’idée au final aurait quand même été de donner quelques exemples de réussites et quelques clés pour aider les responsables de service. Avec peu, on peut parfois faire beaucoup.

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Tentative de motivation des personnels par la méthode Coué à la BM de X.

Le rire bibliothécaire

Mon argumentaire officiel

Le Petit Robert définit l’humour comme une « forme d’esprit qui consiste à présenter la réalité de manière à en dégager les aspects plaisants et insolites ». Si l’objectif est de déclencher le rire chez l’autre, l’humour a également plusieurs autres fonctions : amuser, détendre, avoir un effet cathartique… Il s’appuie pour cela sur plusieurs ressorts, de l’autodérision à l’absurde.

Les bibliothécaires font régulièrement preuve d’humour et le montrent, que cela soit sur Internet ou dans la presse professionnelle. Cela n’est pas fait dans un but gratuit. Il peut s’agir de renforcer les liens de la communauté professionnelle, en s’amusant de ses manies et défauts. Mais il peut aussi s’agir d’un acte de communication adressé à l’ensemble de la population, avec pour objectif de montrer un bibliothécaire ouvert et relié à la société actuelle. Mais cette manière de communiquer, en partie inspirée du monde commercial, est-elle la bonne manière de procéder ? Et dans quels cadres peut-elle être utilisée : sur les réseaux sociaux, à l’accueil, en interne, en formation… ? Car l’humour a aussi ses règles et ses limites.

Ce que j’aurais voulu faire

Montrer que les bibliothécaires sont drôles bien sûr ! Il y a des tas d’images, de vidéos et d’histoires qui circulent sur la toile à ce sujet. Dans l’idéal, j’aurais aimé avoir trois angles d’attaque :

  • L’humour « intra-professionnel » : il me semble que nous avons beaucoup d’humour sur nous-mêmes et que l’on se moque assez de nos défauts. Cet humour apparaît comme une sorte d’exutoire face aux problèmes rencontrés, à notre incapacité à savoir comment évoluer ou à se décharger de la tension créée parfois par la relation avec l’usager.
  • L’humour « communicationnel » : pour changer notre image, l’humour est utilisé dans certaines campagnes de communication. Est-ce que cela est bien perçu par les usagers et surtout ceux qui ne viennent pas à la bibliothèque ?
  • L’humour sur les bibliothécaires : c’est-à-dire comment l’image des bibliothécaires sert à faire de l’humour dans les médias. J’avoue que sur ce point, je suis surtout marqué par la rencontre de Dilbert avec une bibliothécaire.

Pour appuyer cela, j’aurais bien aimé rencontré et parler avec plusieurs personnes : Mlle Salt of course (en espérant que James vienne me chercher à la gare), le ou les auteurs du Dictionnaire du [diable] des bibliothèques que je lis à tous les externes que je croise, solliciter de sa Haute Bienveillance un entretien avec M. Conservateur Général (en espérant éviter une mutation à Saint-Pierre-et-Miquelon), revenir avec Noëlle Balley sur Le bibliothécais sans peine, etc.

Je réfléchissais aussi à créer une page Facebook sur le sujet et à poster chaque semaine un média humoristique relié aux bibliothèques et d’y joindre un questionnaire pour savoir qui cela faisait rire. L’humour est en effet quelque chose de très personnel et je pense que c’est dans cette subjectivité qu’aurait résidé l’écueil principal de ce sujet.

Enfin, je n’aurais pas manque de me tourner vers les collègues créatifs qui ont réalisé ces vidéos (liste non exhaustive).

 

Image et perception des bibliothécaires dans la société française contemporaine

Mon argumentaire officiel

Après les attentats de 2015, la communauté professionnelle des bibliothécaires s’interroge : pour redonner le goût du vivre ensemble, renouer le lien social, offrir un espace de culture et d’échange, les bibliothèques ne sont-elles pas les mieux placées ? Sur le papier et dans les faits, cela semble être le cas : bâtiments modernes et vitrés, horaires élargis, action culturelle… Ces évolutions ont séduit certaines catégories de la population, qui les fréquentent maintenant assidûment. Elles ont aussi au contraire suscité des réactions de rejet, qui ont conduit à leur destruction.

Mais au-delà de la valeur symbolique de l’institution, cette politique culturelle et cet accueil sont mis en place et tenus par des femmes et des hommes. Ceux-ci donnent une image d’eux auprès des usagers et des tutelles, mais doivent aussi composer avec un imaginaire largement répandu dans la population. Cette image est parfois lourde à porter et en contradiction totale avec la réalité, ainsi qu’avec les valeurs et les actions qu’ils souhaitent porter. Dans ce contexte, la valeur symbolique de la bibliothèque qui marque ceux qui la font fonctionner est-elle un frein à l’évolution des bibliothèques dans un rôle plus social ? L’écart entre la perception de la population des bibliothécaires et la réalité actuelle est-il infranchissable ? Et quels seraient les moyens de le dépasser ?

Ce que j’aurais voulu faire

Eh bien oui, on a des beaux bâtiments, mais quelle image on renvoie de notre profession ? Vous avez tous, je le sais, expérimenté le « Tu fais quoi dans la vie ? », suivi du « C’est cool, moi aussi j’adore lire ! Mais ce n’est pas trop ennuyeux comme boulot ? » (voire du « Et tu fais quoi toute la journée, à part lire ? »). Et à l’heure où nous souhaitons que nos lieux soient le plus ouverts possibles, des lieux de vie, de rencontre, de vivre ensemble, il me semble que la moindre des choses c’est de commencer par s’interroger sur nous-mêmes et de comment nous pouvons nous améliorer. Je ne doute pas que cela soit déjà le cas dans de nombreux endroits, mais il faut que cette nouvelle image se diffuse dans la société pour que les personnes viennent pour le bâtiment et les collections puis reviennent grâce à nous.

La difficulté principale aurait certainement été le nombre de personnes à interroger pour avoir un point de vue assez large que la population actuelle porte sur notre profession. J’aurais aussi pu passer par une analyse des campagnes de communication et étudier leurs retombées sur la fréquentation et les inscriptions dans les établissements. Mais le travail aurait certainement été très (trop ?) lourd à mener en une année.

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Que pensez-vous des bibliothécaires ?

La mémoire d’une bibliothèque : comment garder la trace de l’histoire d’un établissement ?

Mon argumentaire officiel

Certains établissements de lecture publique ont aujourd’hui plusieurs dizaines d’années de fonctionnement. D’autres, au contraire, se sont ouverts récemment. Mais, dans un cas comme dans l’autre, leur architecture répond à un projet précis, leurs missions sont définies par des élus et ont vocation à évoluer, leur activité doit s’adapter à la population desservie et leur équipe changera au gré des mutations, remplacements et départs en retraite.

Ces changements, nombreux et à l’impact plus ou moins forts, vont constituer à terme l’histoire de la bibliothèque. Mais il ne semble pas ou peu exister aujourd’hui de pratiques permettant d’en conserver trace et de la restituer de manière factuelle et fiable.

Quelle est vraiment la réalité dans ce domaine ? Des bibliothèques se sont-elles créées des archives permettant de garder trace de son activité à tout niveau (architecture, action culturelle, personnels, photographies) ? Comment pourrait-on procéder pour cela ?

Ce que j’aurais voulu faire

Vous est-il déjà arrivé de prendre un poste et de ne trouver aucune trace de celui ou celle qui vous avait précédé, sinon quelques éléments transmis par les collègues ? Ou au moment de quitter votre poste, vous êtes-vous demander ce qu’il fallait laisser pour les suivants ? Moi, ça m’est arrivé. Et du coup, cette question de l’histoire d’un établissement traînait dans mon esprit.

Dans l’idéal, j’aurais aimé sélectionner des bibliothèques publiques à différents stades de leur vie (avant l’ouverture, à 5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans), voir ce qu’elles avaient mis en place pour sauvegarder leur mémoire et relever les « traces » de leur histoire : à quoi servait cette salle à l’origine ? Qui était le premier directeur ? Quelles sont les actions culturelles qui ont eu lieu il y a 10 ans ? Etc… A partir de là, interroger, si cela restait possible, les personnes qui étaient là à l’origine du projet et essayer de déterminer si ce qui était prévu à l’origine avait été préservé ou avait évolué dans un sens très différent. Enfin, j’aurais aimé mettre en place des outils pour aider les établissements à systématiser la conservation d’archives propres à permettre de construire en interne l’histoire d’un équipement.

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Quand on se plonge dans l’histoire de sa bibliothèque.

Voilà, il n’est donc pas prévu que ces quatre sujets soient traités prochainement, du moins pas sous cette forme. Je reviendrai certainement sur certains d’entre eux sur ce blog, sous une forme ou sous une autre. Et je vous parlerai prochainement du sujet finalement retenu. Mais ceci est une autre histoire ^^

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Sketchnoter un compte-rendu de réunion ou de formation (en direct live ;)

Les 25-26 janvier derniers, j’ai assisté à la formation que je m’offrais pour Noël : l’ atelier #visualmapping assuré par Philippe Boukobza (qui tient l’excellent blog Heuristiquement) à l’hôtel Ibis de Gentilly.

Outre le fait que j’ai kiffé un truc de dingue cette formation (ça sort du cœur, que voulez-vous  ! ) et que j’ai bien l’intention de poursuivre jusqu’à la certification, j’ai désormais pris la résolution de sketchnoter mes compte-rendus de réunion, de formation ou de journées d’études. A peu près tout ce qui me tombe sous la main, en fait.

Pourquoi ?

Parce que (je sais que vous y pensez vous aussi), un compte-rendu est généralement ch*%$t à souhait. Du coup, il a de fortes chances que vous ne le [re]lisiez jamais. Et que dire si vous fowardez à vos collègues votre beau document Word de 15 pages police 11… ? En bref, plein de boulot pour très peu de résultats.

Sketch…quoi ?

Philippe Boukobza le définit ainsi : « Le « Sketchnote » ou « Croquinote » en français, consiste aussi à traduire en pensée visuelle des concepts, processus, idées, conversations, mais individuellement et comme technique de prise de note ». En mettant en avant mots-clefs, expressions, relations et pictogrammes, vous êtes obligés non seulement de bien comprendre le contenu que vous transcrivez mais également de le simplifier au maximum. A bas les phrases parasites qui alourdissent vos CR.

Abordons la question du « dessin »

Pour en avoir discuté avec pas mal de monde, on touche là un point sensible. En voyant mes sketchnotes, beaucoup de collègues ou amis se sont exclamés « oh mais toi tu es douée, ça se voit tout de suite, il n’y a pas de ratures, et puis tu es créative, moi je n’en suis pas capable, j’écris mal et je ne sais pas dessiner ». Je peux vous dire que ça a le don de me mettre en boule. Genre, vraiment (poke @amarois). Parce qu’en plus je suis une godiche en dessin d’art. C’est vrai que j’aime bien que ce soit propre mais je n’en ai rien à faire que ce soit « beau » ou pas, je me fais juste plaisir. Je souligne au passage que le sketchnote n’a pas vocation à être beau : il a vocation à être compris, (re)lu et mémorisé.

J’en reviens au dessin : nous sommes tous capables de dessiner ! Je parie que quand vous étiez petits vous ne vous posiez même pas la question. Une feuille de papier, des feutres et zoup ! c’était parti. Même que vous y passiez des heures. Malheureusement l’école, les avis des uns et des autres, le cadre imposé par le travail, ont fait leur petit effet. Et c’est aussi valable pour le sport, la musique, les langues, les maths, l’écriture. On est dans le clan des doués ou on ne l’est pas. Et si on ne l’est pas, on n’y touche surtout pas  !  Du coup, ce n’est pas tant notre capacité à faire telle ou telle chose qui pose problème mais la confiance que l’on porte en elle. Vous vous auto-limitez, voilà, c’est dit.

Maintenant, prenez une feuille de papier, un stylo et regardez la vidéo suivante :

Vous voyez, vous êtes capables de dessiner ! 😉

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Mais ça doit prendre du temps !

Pas plus que de taper un compte-rendu, de le relire pour le compléter et le mettre en forme. Certes, il faut prendre de nouvelles habitudes et admettre que vous n’allez pas tout noter et seulement retenir les concepts clefs de ce qui se dira. C’est aussi pour cela que votre typographie et vos pictogrammes doivent être tout simples à réaliser.

Se lancer (youpi !)

  • comme le dit Graham Shaw dans sa vidéo, soyez « openminded » : en gros, lâchez-vous, ne pensez pas au résultat. Gardez en mémoire ce qu’a écrit Zohra Kaafar dans une de ces présentations : « la créativité est contagieuse, faites-là tourner« 
  • sachez que la première fois, vos collègues vont probablement observer ce que vous faites d’un air bizarre (mais vite intéressé !)
  • pour commencer en douceur, vous pouvez sketchnoter de très courtes réunions ou tout simplement le cheminement de vos idées pour un projet, une formation à donner,…

Côté sketchnote, comment s’y prendre ?

  • pour représenter visuellement une idée ou un concept abstrait, pensez à ses formes (carré, rond, rectangle,…) ou à l’image que cela vous évoque. Voici quelques exemples :

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    • utilisez des flèches, des bannières, des typographies différentes pour mettre en avant vos idées principales. Visuellement ça change tout et en plus c’est tout simple à faire.

#sermonnotes #sketchnotes #visualnotes #tips

  • pensez à bien équilibrer pictogrammes et mots-clefs : il faut que votre sketchnote soit compréhensible plusieurs semaines/mois plus tard
  • dans un de ses articles, Philippe Boukobza rappelle les grands principes d’un bon sketchnote : utiliser l’espace pour faire respirer la note, mettre l’accent sur les mots-clefs en jouant sur la typographie, insérer des illustrations toutes simples pour donner plus de force au message et, enfin, rester sobre dans l’utilisation des couleurs
  • et, je le rappelle pour que ça rentre bien, ne cherchez pas à faire quelque chose de « beau » et à concurrencer Léonard de Vinci. Moi, j’aime bien dire que je gribouille ma réunion. Ça décomplexe 😉

Mike Rohde_Photo by my @kccoffeedesign friends of me presenting! Having a blast!

Conseils concernant le matériel

(NB : je vous dis ce que j’utilise mais n’importe quels papier/stylo conviennent. Personnellement, je trouve que la qualité du matériel et le plaisir que l’on a à l’utiliser font beaucoup mais, là, c’est vraiment à vous de voir)

  • en bonne Moleskine addict, je vous conseille : le carnet de croquis, la nouvelle collection de cahiers volants ou le carnet reporter compatible avec les étuis pour tablette. Quelle que soit la marque, prenez bien des carnets/cahiers à pages blanches (ou avec une dot grid qui vous aidera à calibrer vos tracés).
  • travaillez principalement sur un seul côté de vos feuilles (format portrait ou paysage, peu importe)
  • pour jouer plus facilement avec les épaisseurs de traits, vous pouvez utiliser des stylos noirs ayant des pointes allant du 0.05 (très fin, parfait pour les visages de vos bonhommes) au 0.8 (très épais, parfait pour les séparations, bannières ou flèches). Perso, j’aime beacoup les Staedtler ou les Micron.
  • pour les finitions, vous pouvez faire des ombres ! L’idéal est que vous disposiez d’un feutre pinceau plutôt clair (j’utilise les feutres Pitt Faber-Castel nuances de bleu ou nuances de gris et vous avez également les ArtMaker pointes flexibles rechargeables de Neuland qui sont juste déments).

Vous voulez sketchnoter depuis votre tablette / smartphone ?

Téléchargez alors l’application gratuite (dans sa version lite) Sketchbook Pro. Pour l’avoir testée, je vous conseille quand même d’utiliser un smartpen si vous compter sketchnoter tout un compte-rendu, c’est nettement plus pratique qu’au doigt.

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Je sais, le livre sur les Lego n’a rien à voir (mais il est arrivé en même temps 😉 )

 

Et pour terminer, je vous conseille évidemment THE livre sur le sketchnoting : The Sketchnote Handbook de Mike Rohde.

Spécialiste de la question, il est également l’auteur d’un Workbook (comprenant des techniques plus avancées) ainsi que d’une série de vidéos.

 

 

 

J’espère que je vous ai donné envie de vous y mettre (n’hésitez pas à partager vos productions sur les RS !) et, dans les prochains articles, je vous proposerai une « bib de bibliopictos » (et peut-être même un concours, tiens !) pour illustrer vos sketchnotes au quotidien.