Vidons notre sac !

Petit exercice de style : qu’est-ce qui se cache au fond de nos (vrais) sacs ?

Au fond du sac à main

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Le sac à main : offert par ma môman l’année dernière et cherché pendant très très longtemps avant de le trouver dans une petite maroquinerie à Versailles. Il est hyper pratique avec ses compartiments comme un petit cartable, pile à la taille du bullet journal et de l’iPad.

Le bullet journal / le smartphone / le lecteur mp3 : ce sont mes indispensables, mes « sans-eux-je-suis-bonne-à-faire-demi-tour ». Avant le bullet journal Leuchtturm1917, c’était l’agenda Moleskine. Mais maintenant, convaincue que je suis, ce sera bujo et puis c’est tout. J’y commence des listes de livres à lire ou d’idées pour des formations à venir. Procrastinatrice que je suis, il m’aide à garder une forme de « contrôle » sur mon temps. Je sais, c’est étrange mais ça marche. J’ai toutes mes super applis sur mon smartphone : SNCF (oui, il vaut mieux surtout quand on habite en banlieue…), Evernote, Slack, WordPress, Pocket, Trello et, euh, Candy Crush :p Et puisqu’on en est au rayon des aveux, je ne lis presque jamais dans les transports en communs, excepté le jeudi quand je prends le RERC et que j’ai 35-40mn sans changements devant moi. Et le soir je suis tellement claquée qu’un jeu avec des bonbons est souvent le max que je puisse me permettre. Sur mon lecteur mp3 je retrouve aussi des séances de méditation (qu’il m’arrive de faire debout coincée comme une sardine dans le métro).

Le gros paquet de feutres : sans eux, comment survivre, hein ? 😉 Beaucoup de Pentel touch (dont la pointe du feutre est un pinceau), quelques Faber Castell, un porte-mines Moleskine et un gros crayon de couleur multicolore pour surligner.

Le portefeuille « pochette » : pour gagner de la place et vider au max les cartes de fidélité (l’appli Stocard sur smartphone m’a sauvée de ce côté-là)

Les clefs USB : j’en ai toujours plusieurs dans mon sac, on ne sait jamais ! A vrai dire j’en ai retrouvé deux autres après avoir pris la photo.

L’incontournable sac « Monop' » en tissu : pour faire mes courses évidemment (et parfois il me sert aussi à balader les thèses d’exercice de médecine d’un site de l’université à l’autre). Là aussi j’en ai plein avec plein de motifs différents (je crois qu’après ce billet je vais aller prendre rdv chez un psy…).

La trousse de secours : contre les bobos en tous genres et pour survivre dans la jungle urbaine. Et de quoi machouiller et manger parce qu’on sait jamais. Si je me retrouve coincée entre les gares de Meudon et Chaville à 21h je pourrai toujours manger un truc aux algues…

Les « pass » : Navigo et carte d’accès aux bâtiments de l’Université. Sans elles je suis également bonne à rentrer chez moi.

Les bidules : les badges qui en disent long, les morceaux de bijoux, les clefs de chez moi et du boulot et tout un tas de bazar qui est resté dans mon sac sous prétexte que Sac à Dos a fait une photo super propre juste en dessous et que moi j’allais me taper la honte. Laissez donc libre cours à votre imagination.

Au fond du sac à dos

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Le sac à dos : j’avoue avoir eu comme cadeau une très belle sacoche en cuir. Mais la vie lyonnaise m’ayant amené à me déplace en vélo, le sac à dos s’est révélé plus pratique car il me permet de garder un meilleur équilibre. Mais promis, je reviendrai à quelque chose de plus classe quand je changerai de région.

Le PC portable : élément indispensable à l’Enssib, pour prendre des notes et travailler de manière autonome. J’ai privilégié le faible encombrement à une taille d’écran plus grand et ce 2-en-1 HP me convient plutôt bien (même s’il est déjà passé une fois au SAV depuis le début de l’année, grrr…). Il me permet aussi de m’habituer à Windows 10 et de tester les services de cloud du fait de sa faible mémoire. Mais bon, un OS Androïd et un écran légèrement plus grands m’auraient aussi bien convenus.

La pompe à vélo : voir le point 1. Elément indispensable pour tout cycliste qui se respecte.

Le livre : celui-ci concerne mon mémoire sur les systèmes d’information recherche, car je cherche à étendre ma connaissance de ce que peut apporter une meilleure gestion de l’information à une organisation. Mais généralement, je suis plutôt porté sur les romans, notamment les polars scandinaves en ce moment.

Plein de petites choses : toutes les personnes qui prennent les transports en commun ou qui marchent me comprendront. Ce ne sont que des éléments indispensables pour alléger les problèmes les plus urgents : un parapluie (abîmé, j’ai toujours tendance à perdre les neufs), une boîte pour mes capsules de café, des mouchoirs, une lingette pour lunettes et des aspirines. Le casque est l’élément complémentaire du téléphone. Ce dernier m’est devenu indispensable pour prendre des photos, naviguer sur les réseaux sociaux, regarder les emails qui tombent et écouter la radio ou des podcasts. En tant que France Inter addict, j’écoute entre autres Un Jour en France, La Tête au Carré, Le Masque et La Plume, Si Tu Ecoutes J’annule Tout et La Marche de l’Histoire.

Des cahiers : Faut-il le dire ? Depuis que je fréquente Sac à Main, j’ai multiplié les cahiers pour prendre des notes et sans m’en rendre compte. Sur cette photo, il y a le petit carnet (recyclé d’un coffret de livres de cuisine) qui me sert pour ma ToDo List (j’adore noter les choses que je ne fais jamais), le Moleskine vert pour les notes sur le mémoire, le carnet de papier recyclé pour les brouillons, le grand cahier bleu pour les notes prises en cours. Auxquels vous pouvez ajouter le carnet pour noter les lectures mais qui reste à la maison.

Des pochettes : Organisez, il en restera toujours quelque chose. Ma passion des chemises/pochettes va ici éclater au grand jour. J’adore faire plein de petits dossiers, sans tenir compte de leur couleur. Il y en a une pour les supports de cours, une pour l’anglais (la noire de la photo), une pour les documents administratifs, une pour les papiers personnels (la verte de la photo) et une pour le mémoire. C’est lourd, mais au moins je ne suis pas perdu dans tous ces documents.

Et vous, vous cachez quoi dans vos sacs ?

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Don’t be scared, it’s just a Powerpoint

Lundi dernier j’ai eu la chance d’animer un second atelier pour le réseau doc@paris (que je vous recommande vivement par la même occasion) au sujet des présentations Powerpoint et notamment du phénomène que l’on appelle « death by powerpoint » (le terme est d’Angela Garber dans un article paru sur Small Business Computing). Je parie que ça vous évoque des souvenirs 😉 Souvenez-vous : il fait chaud, c’est l’après-midi, vous luttez contre le sommeil malgré les trois cafés que vous avez avalés coup sur coup et, surtout, vous êtes face à une présentation absolument atroce, avec des tonnes de diapos blindées de texte, peu de visuels, des couleurs qui vous écorchent les yeux et un masque institutionnel complètement rétro…

On l’a parfois fait, on l’a souvent subi mais, qu’on se rassure, il est tout à fait possible de changer la donne ! Je vous propose donc ce billet, joyeux mélange de compte-rendu de lectures (notamment l’ouvrage de Garr Reynolds, Présentation zen) et de réflexions personnelles.

Bento

On the train from Matsumoto to Takayama par Kelly

Mais pourquoi le titre « présentation zen » choisi par Garr Reynolds ? Pour cet Américain vivant au Japon, la comparaison entre l’art des diaporamas et les éléments de la culture japonaise tels que le bento, le haïku ou le jardin japonais est évidente. Tous ont un point en commun : ils sont sans fioritures et conçus à merveille.

Quelques points à rappeler avant toute chose :

  • produire une présentation est un acte créatif
  • les ppt considérés comme relevant de la « normalité » ne le sont souvent pas : commencez par désapprendre les « lois » que vous considérez comme étant celles du Powerpoint et démarrez avec l’esprit d’un débutant !
  • l’utilisation d’un Powerpoint n’est pas toujours justifiée. N’oubliez pas, d’autres supports existent !

 

La préparation : la nécessité de s’éloigner de l’ordinateur

Avoir une vue d’ensemble

Papier, stylo, crayons de couleur, post-its, tableau blanc, marqueur, paperboard, voilà le matériel parfait pour démarrer. Aucun ordinateur ni logiciel en vue pour l’instant.

Wireframing in the @bulletjournal today!

Wireframing par Mike Rohde

 

Les designers professionnels font généralement tout le travail de préparation et de brainstorming sur papier (il suffit de voir le succès de la pratique du sketchnoting auprès des UX designers). De plus, en ayant le crayon à la main, vous établissez un lien plus direct et plus naturel avec le cerveau droit, ce qui joue sur votre spontanéité et votre créativité.

 

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Par ailleurs, on a une bien meilleure vue d’ensemble quand le contenu est étalé sur les murs puisque l’on perçoit en un seul coup d’œil quels éléments peuvent disparaître et lesquels sont essentiels.

Se poser les bonnes questions

Quand on se dit qu’il faut améliorer les présentations, la discussion se focalise souvent sur les logiciels et la technique : on se dit pas assez formé à Powerpoint, à ses fonctionnalités, pour justifier de présentations peu réussies. Pourtant, l’enjeu n’est pas tant dans la maîtrise de l’outil (à mon sens, on pourrait supprimer aussi sec les onglets « Transitions » et « Animations ») mais bien dans le message à faire passer.

Qu’est-ce qui serait le plus mémorable pour le public ?

Mettez-vous à sa place et demandez-vous, face à votre présentation : « bon, d’accord, mais alors, qu’est-ce que ça m’apporte ? ».

Qu’est-ce que vous offrez EN PLUS ? Est-ce qu’un rapport ou un article de quelques pages pourrait vous remplacer ? Pire, est-ce que votre présentation Powerpoint pourrait vous remplacer ? (si tout votre discours est écrit dessus, la réponse est « oui »)

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L’affreux méchant vilain abominable « diapocument »

Vous savez, ces diaporamas qui se veulent être des documents mémo à distribuer ? Mettons les choses au clair : non seulement c’est inefficace mais, en plus, c’est laid ! (ne le prenez pas personnellement, moi aussi j’en ai fait).

Le diaporama n’est pas un document à distribuer à la fin. On veut généralement faire une pierre deux coups mais c’est tout le contraire de l’efficacité car votre présentation et ce que vous distribuez à votre public ont des rôles totalement différents.

Si vous devez compléter votre exposé avec des données supplémentaires (chiffres, liens vers des études, références, schémas, analyses…), préparez un vrai document à part. Non seulement, il sera fort utile à votre auditoire qui pourra se replonger dedans (et pas dans vos 150 diapos imprimées… non mais, sérieux, qui a déjà relu un bloc de dipos imprimées ??!?) et en plus, il vous permettra de ne pas vous sentir obligé de tout raconter dans votre présentation.

« Jamais, ne distribuez jamais de copies papier de vos diapos, et surtout pas avant la présentation. C’est l’erreur fatale » David S. Rose (@davidsrose)

De plus, les « diapocuments » représentent une distraction assurée : comme on ne peut pas à la fois écouter et lire attentivement et que l’on lit plus vite que le présentateur ne parle, le calcul est vite fait… C’est dommage, non ?

Une présentation se compose donc de 3 éléments distincts :

  • Votre diaporama
  • Vos notes
  • L’imprimé à distribuer si vous en avez un

Composer l’histoire

Qu’est-ce qui fait que certaines présentations vont être absolument brillantes et d’autres si peu mémorables ? Dans Ces idées qui collent (2007), Chip et Dan Heath rappellent que les idées qui marquent les audiences partagent toutes les caractéristiques suivantes :

  1. Simplicité : si tout est important alors rien n’est important. Soyez intransigeant avec soi-même pour simplifier votre message et ayez le courage d’éliminer le superflu.
  1. Surprise : faites voyager votre public, réveillez sa curiosité
  1. Concret : parlez d’images concrètes, pas de notions abstraites
  1. Crédibilité : souvent, nous donnons tout un tas de chiffres et de données pour la prouver. Pourtant, crédibilité et ennui ne sont pas synonymes… .
  1. Émotion : les émotions aident considérablement la mémoire. Les images visuelles comme verbales, permettent une connexion plus viscérale et affective avec l’idée.
  1. Histoire : nous enseignons, apprenons et grandissons avec des histoires
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Par Thomas Huang

 

Qu’est-ce qu’une histoire ?

Elle se compose d’un début (identifier le problème), d’un déroulement (avec une apogée, un moment particulièrement critique) et d’une conclusion (résolution du problème / perspectives d’action). Une histoire n’est pas forcément de la fiction : les documentaires eux aussi racontent une histoire.

Quels sont ses effets ?

Une histoire permet d’impliquer l’auditoire et de lier vos idées à une émotion. C’est le meilleur moyen d’expliquer des idées compliquées. Souvenez-vous de vos supers profs du collège-lycée. Bien souvent, ils ne se contentaient pas de suivre un programme dans un manuel, mais leur personnalité, leurs expériences et leur passion les aidaient à façonner leurs cours et à vous emmener en voyage.

Le risque d’en savoir trop…

Les frères Heath évoquent aussi la « malédiction du savoir » qui relève de l’incapacité de la part du conférencier à imaginer ce qui se passe dans la tête des personnes qui ne possèdent pas le même niveau de connaissances que lui sur le sujet de l’exposé. Dites-vous toujours que vous avez mis plusieurs mois, voire plusieurs années, à devenir spécialiste de votre sujet. Votre auditoire, pour vous comprendre, n’a pas besoin de tout savoir. Par contre, il a besoin que vous soyez clair et synthétique.

Créer son storyboard

Le storyboard va être l’outil qui vous permettra de visualiser l’enchaînement de votre contenu narratif. Pour le créer, quelques étapes à suivre :

  1. Brainstorming : il s’agit de recueillir sans aucun jugement le maximum d’idées (pas de « oui mais », pas d’auto-censure. Accueillez les idées les plus folles, vous verrez plus tard si vous les conservez ou pas (on me susurre dans l’oreille qu’un atelier brainstorming sera organisé incessamment sous peu par doc@paris…) .
  2. Grouper et identifier le cœur du message: qu’est-ce que le public doit retenir ? quelle est l’idée clef ? Le fil conducteur ?
  3. Création du storyboard sans ordinateur : organisez les post-its de l’étape 2, imprimez des diapos vides pour les y insérer (ou faites-vous plaisir si vous êtes amateur/trice de carnets et prenez le Moleskine spécial storyboard).
  4. Ébauche des visuels : comment allez-vous représenter vos idées pour les rendre mémorables et accessibles ? Utilisez des pictogrammes, des citations, des mots-clefs,…
  5. Création du storyboard en mode trieuse de diapos sur PPT
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« Coupez sans merci. Dans le doute, coupez« , Garr Reynolds

Le design

Le malentendu est souvent de croire que le design s’ajoute à la fin, comme la cerise sur le gâteau. Et bien nope !

Le design :

  • Intervient au tout début car il nous sert à organiser les informations
  • Est un moyen de persuasion, pas un ornement !
  • N’est pas de l’art même s’il a une forte composante artistique : le designer doit être conscient de l’utilisateur final et de la meilleure manière de résoudre un problème du point de vue de cet utilisateur

Simplicité, naturel et élégance

C’est le mantra de Garr Reynolds. Évident mais pas du tout facile à atteindre. Mais alors, du tout, du tout, du tout.

Qui dit simple ne dit pas simplet ou simpliste. Dans le doute d’être mal compris, on a souvent tendance à en rajouter alors que l’on sait tous très bien que quantité n’égale pas qualité.

Flat Garden, Portland Japanese Garden

« La simplicité, c’est produire un maximum d’effet avec un minimum de moyens« , Dr Koichi Kawana

La combinaison du simple, du naturel (=retenue) et de l’élégance (= bon goût) permet d’amplifier le propos. « Mais tout cela prend du temps ! », me direz-vous. Oui. Beaucoup de temps même. Mais si le public perd son temps, alors qu’elle importance que nous ayons épargné une heure ou deux dans la préparation des diapos ?

La composition des diapos

Le rapport signal / bruit

Il s’agit du rapport entre les éléments pertinents et ceux superflus dans une diapo. Le cerveau réagit mal quand il faut traiter un excès d’infos : il est donc important de veiller à limiter la dégradation du message.

Qu’est-ce qui affaiblit le message ?

Graphiques inappropriés, icônes, libellés ambigus, traits, formes, logos, symboles, pieds de page, numéro de diapo,… En bref, tout out ce qui ne joue pas un rôle essentiel.

La « warning list » :

  • Limitez le plus possible les listes à puces et le texte
  • Attention aux animations ! Soyez subtils et sobres. Avec les animations, on tombe vitesse grand V dans le kitsch… Évitez les fondus, rotations et autres transitions. Idem évitez le 3D, moins lisible que le 2D
  • Clips arts : non ! non ! non ! Définitivement non !
  • Logo de l’institution : uniquement sur la première et la dernière slide. Idem pour le pied de page indiquant votre nom et le titre de l’intervention.
  • Attention aussi aux templates proposés par Powerpoint qui sont souvent saturés d’éléments (eux aussi très kitsch). Préférez une charte graphique plus simple que vous réalisez vous-même.

L’effet de supériorité de l’image

L’image est un puissant outil mnémotechnique, ultra efficace quand elle est en plus associée à un mot-clef.

Pour cela :

  • elles doivent être de qualité professionnelle (haute résolution)
  • les insérer en « arrière-plan » (plein écran sans bordure ni marges).
  • L’idéal est que l’image contienne suffisamment d’espace uniforme pour que l’on puisse y placer le texte avec un bon contraste.

Demandez-vous : quelle information introduite par du texte pourrait être remplacée par une image ?

Quelques outils fort utiles

L’espace vide

C’est aussi ce que l’on appelle espace blanc ou espace négatif. Le principe est de ne pas chercher pas à remplir chaque cm² et à faire respirer son contenu. Le vide aère et donne de la force aux autres éléments (pensez aux boutiques de luxe qui sont souvent très sobres). Pour équilibrer la répartition de vos contenus, vous pouvez utiliser la règle des tiers en traçant sur votre diapo une gille de 4 lignes : les 4 points d’intersection (points de force) constituent des emplacements où vous pouvez positionner le sujet principal.

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Les 4 piliers

  • Contraste et hiérarchie : si aucun élément ne domine, l’observateur ne sait pas par où commencer. Variez les tailles des polices voire les polices elles-mêmes pour les titres, les mots-clefs, les liens hypertextes, …
  • Proximité : on ne doit pas avoir à se demander quelle légende va avec quel graphique ou si une ligne est un titre ou un élément indépendant
  • Répétition: cohérence de l’ensemble (feuille de style)
  • Alignement: sur Powerpoint, pensez à utiliser la ligne en pointillés rouge qui s’affiche temporairement quand vous déplacez une forme. Elle vous permettra d’aligner ou de centrer parfaitement les éléments d’une diapo.

La couleur

Liée aux émotions, elle aide elle aussi à la mémorisation. Pour cela, elle doit être choisie avec soin, en évitant les tons criards. Quelques outils utiles :

policesLes polices

Pour une présentation, il faudra préférer des polices sans serif, pas plus de trois pour un même document et assez grande pour être lue depuis le fond de la salle.

Powerpoint : trucs et astuces

Onglet Accueil

  • Organiser (premier plan / arrière plan)

Onglet Création

  • Variantes : nuanciers de couleurs
  • Ratio d’aspect des diapos : 16:9 ou 4:3. Attention, dépend de l’écran de projection ! Si vous ne savez pas, je vous conseille le 4:3.

Onglet Insertion

  • Images / capture d’écran (n’oubliez pas d’insérer les droits d’auteur des photos utilisées)
  • Vidéos
  • Formes (format de la forme : transparence et aussi remplissage / autres couleurs de remplissage / personnalisées : code RVB)
  • Zone de texte
  • Pour changer la couleur d’un lien hypertexte : onglet création / couleurs / personnaliser les couleurs

Onglet affichage

  • Mode normal / Trieuse de diapositives (mode idéal pour avoir la fameuse vue globale).

Enregistrer

  • Toujours enregistrer votre ppt final sous deux formats : ppt ET pdf
  • Compresser les images (sauf si mises en arrière-plan) pour alléger le fichier en sélectionnant une image (onglet Outil image)

La présentation orale

TEDx BORDEAUX 2014

« Plus votre présentation sera visuellement frappante, plus les gens s’en souviendront. Et surtout, ils se souviendront de vous« , Paul Arden

Démarrer fort

Ne vous perdez pas dans une introduction à rallonge ou des formalités, commencez fort, ayez du PUNCH !

  • Personnel
  • Inattendu : allez à l’encontre des attentes du public, jouez sur l’effet de surprise
  • Nouveau/inédit: donnez des perspectives nouvelles
  • Provoquant (challenging): provoquez intellectuellement votre public
  • Humoristique: le rire est contagieux. Non seulement il créé une ambiance générale positive mais, en plus, si les gens rient c’est qu’ils écoutent.

Le public donne une période de 2-3 minutes de « lune de miel » à l’orateur pour lui donner sa chance. Les minutes de démarrage sont donc extrêmement importantes et ne  doivent jamais commencer par une excuse (du style « je n’ai pas eu le temps de faire mieux »). Il est préférable de se lancer dans le vif du sujet en évitant la diapo plan/ordre du jour que vous ferez plutôt à l’oral en quelques secondes.

Établir un contact avec l’auditoire

  • Ayez un contact visuel avec l’auditoire, en balayant régulièrement l’assistance du regard.
  • Prenez en compte la durée de l’attention (entre 6 et 20mn pour un adulte) : plus c’est court mieux c’est 😉 ! Si vous intervenez plus de 2h, insérez une diapo avec une belle photo de café pour signifier la pause, ça vous évitera de l’oublier
  • Bougez ! L’idéal est d’avoir une télécommande pour pouvoir faire avancer ses slides sans être rivé au clavier de l’ordinateur
  • N’hésitez pas à laisser un peu le public sur sa faim, donnez lui envie d’aller chercher par lui-même des informations à l’issue de votre présentation
  • Et, enfin, par pitié, laissez les lumières allumées ! D’une part, vous pouvez ainsi voir votre public et, surtout, votre public peut vous voir, prendre des notes (pour avoir testé, sketchnoter dans le noir c’est pas cool du tout) et rester éveillé (et oui…).

Quelques idées de lectures/visionnages/promenades numériques pour aller plus loin :

Sur ce, sacàmainetsacàdos vous souhaite tout plein de moments diporamesques kiffants et aussi de très bonnes et chouettes vacances !

Mes petites histoires d’active learning : 3 idées d’exercices

Comme promis lors du premier article, je vous propose de revenir sur trois exercices de pédagogie active. Ceux-ci ont le mérite d’être très facilement applicables lorsque vous vous trouvez en situation de formation, que ce soit des usagers ou de vos collègues (et peu importe la durée de la formation, ils sont tous plutôt courts).

Le sac à trouilleS (Bag of fears)

A quel moment je l’utilise ?

Le « sac à trouilles » (traduction perso de l’exercice « bag of fears » proposé dans le génial Active learning techniques for librarians) intervient principalement en début de formation, au moment où vous essayez de déterminer quels sont les « bagages » de vos apprenants : connaissances déjà acquises sur le sujet, filtres personnels voire blocages. Le sac à trouilles vous permet justement d’identifier quelques-uns de ces blocages et d’y répondre dans la mesure de vos moyens au cours de la formation.

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Objectif du sac à trouilles

Il s’agit de rassurer les apprenants à propos de la formation.

Matériel

  • un sac
  • autant de cartes /petits papiers que de participants

Règles

  • distribuez à chacun une carte
  • demandez aux apprenants de noter ce qu’ils redoutent à propos du sujet que vous allez aborder (les cartes sont anonymes, ce détail est important pour que les personnes se sentent en confiance et s’expriment librement)
  • collectez les réponses dans un sac
  • vous pouvez choisir de les lire à haute voix, d’en résumer le contenu (peut-être plusieurs cartes évoquent-elles les mêmes peurs ?) ou de les épingler sur un tableau
  • à la fin de la formation, reprenez chaque «peur» et demandez à vos apprenants si elle a été résolue

Exemples d’applications

  • En formation des doctorants avant une séance sur le dépôt et la diffusion de la thèse électronique
  • En formation interne lors du passage à un nouvel outil (SIGB, discovery tool, RFID,…)

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Le lancer de dé

A quel moment je l’utilise ?

Certains droits réservés par Ilaria Coradazzi (Source : Flickr)

Certains droits réservés par Ilaria Coradazzi (Source : Flickr)

Le « lancé de dé » est à utiliser à tout moment de la formation, afin de créer une différence de rythme et de récapituler des points vus précédemment.

Dites-vous bien que plus vous allez diversifier les manières de transmission de vos contenus, plus vous allez augmenter les capacités  mémorisation de vos apprenants.

Objectif du LANCé de dé

Faire réagir les apprenants en misant sur l’aléatoire et se remémorer des informations tout en bougeant son corps ! Youhou !

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Matériel

  • un dé en mousse que vous pouvez par exemple trouver ici
  • une feuille de paperboard (et du scotch si vous n’avez que la feuille et pas le paperboard…)

Règles

J’ai adapté le jeu du lancé de dé à partir du jeu-cadre Thiagi : « interruptions intelligentes ». Créés par Sivasailam Thiagarajan, les jeux Thiagi permettent de remettre le participant au centre d’une formation et de stimuler l’intelligence collective. Ils sont divisés en plusieurs catégories dont celle des « jeux-conférences » à laquelle fait partie le jeu « interruptions intelligentes ». Les jeux-conférences consistent en une interruption brève de la présentation et peuvent se pratiquer même lorsque l’on se retrouve face à un grand nombre de personnes (dans un amphi par exemple). Attention cependant, ils ne sont pas un prétexte pour relancer le débat (sinon vous risquez de ne plus du tout maîtriser votre temps…).

  • toutes les 15-20 minutes, vous interrompez la formation et vous lancez le dé à l’un de vos apprenants
  • en fonction du chiffre qui apparaît à la réception du dé, la personne est amenée à :
  1. Poser une question ouverte sur le sujet
  2. Faire un commentaire
  3. Proposer un exemple (réel ou imaginaire) d’application possible
  4. Présenter une idée d’application personnelle qui utilise les nouvelles connaissances
  5. Résumer ou paraphraser les points-clés
  6. Critiquer une des idées présentées
  • l’apprenant ayant reçu la première fois le dé le relance vers un de ses collègues. Je vous conseille une moyenne de 3 lancés de dé par tranche de 15-20 minutes.

Je précise également que les 6 actions ci-dessus peuvent être adaptées à loisir (par exemple, je trouve que la distinction entre les n°3 et 4 n’est pas hyper claire. Si vous avez des suggestions d’amélioration, je suis preneuse…).

Pour terminer, je vous conseille de reporter vos 6 items sur une feuille de paperboard si vous ne voulez pas avoir à revenir en arrière dans votre ppt à chaque fois que vous proposez l’exercice.

Le memory

A quel moment je l’utilise ?

Ce jeu intervient lors de la « phase de mémorisation » (cf. les phases d’apprentissage définies par Bruno Hourst dans Former sans ennuyer), c’est-à-dire plutôt vers la fin de la formation lorsque vous avez transmis la majeure partie de vos contenus. Cette phase de mémorisation est cruciale car la plus grande partie de ce que nous apprenons aujourd’hui sera oubliée dans les 24 heures, à moins qu’il y ait une démarche délibérée pour consolider cette information dans la mémoire à long-terme.

Prévoyez une durée d’environ 20 minutes pour le jeu du memory.

Matériel

  • un peu de temps de préparation en amont pour concevoir le jeu
  • des cartes vierges de memory (une moitié avec des questions, une moitié avec des réponses par exemple). Vous pouvez en trouver sur le site Tout pour le jeu.
  • si vous voulez associer des mots et des pictogrammes, je vous conseille The Noun Project pour la partie pictos
  • pensez à distinguer le verso de vos cartes : par exemple, une gommette bleue pour les cartes « mots », une gommette violette pour les cartes « pictos »
  • une fois que vous avez décidé du contenu de vos cartes de memory vous pouvez les imprimer ou les dessiner (si, comme moi, vous êtes un peu à l’arrache, vous allez probablement imprimer 😉 )
  • un jeu = 8 personnes (très) grand max. N’hésitez pas à créer plusieurs jeux si cette idée vous plaît.

Règles

Photo : Benoit_Vallauri

Photo : Benoit Vallauri

  • les participants sont assis en cercle (par terre ou autour d’une table)
  • toutes les cartes du jeu sont, dans un premier temps, présentées par paires (c’est d’autant plus important si vous compliquez le jeu en faisant des associations de mots et de visuels)
  • les cartes sont ensuite mélangées et retournées au milieu
  • chacun à son tour tourne deux cartes à la fois (une de chaque type) et tente de faire coïncider les paires
  • celui qui trouve une paire la retire du jeu et peut rejouer immédiatement
  • si les cartes ne correspondent pas, le joueur les retourne en les laissant bien à leur place
  • la personne qui a trouvé le plus de paires a gagné !

 

Et maintenant, à vous de jouer !

 

Au fond de ma besace de formatrice

A force d’intervenir à droite et à gauche, que ce soit au sein de mon poste (formation des usagers, L à D à l’UVSQ puis principalement doctorants à Paris Descartes) ou à l’extérieur en formation continue (animation de communautés, active learning), j’ai commencé à réunir autour de moi un matériel suffisamment divers et varié pour que ça vaille le coup de vous en parler ici.

Quelle que soit la formation que je donne, je gribouille systématiquement une check-list de mon matériel « de base ». Elle a le mérite de me vider la tête (je suis assez stressée comme ça, pas la peine d’en rajouter) et de m’éviter certains désagréments. En bref, vous l’avez compris, cette check-list s’est construite sur le tas. « C’est en se piquant que l’on devient couturière » comme disait ma grand-mère :p

Buffy (en parlant de son pieu) : C'est une arme défensive. À Los Angeles, tout le monde en a. C'est très démodé le gaz paralysant.

Buffy (en parlant de son pieu) : C’est une arme défensive. À Los Angeles, tout le monde en a. C’est très démodé le gaz paralysant.

Check-list de base :

  • une bouteille d’eau (hyper important. Sauf si tu formes une caserne de pompiers et que tu veux vraiment t’étrangler en parlant)
  • une connexion Internet qui fonctionne (non, non, ceci n’est pas une lapalissade…), Mozilla installé, la possibilité d’installer un minimum de modules complémentaires (sans codes admin)
  • un vidéoprojecteur qui fonctionne (c’est aussi valable pour un TNI)
  • demander les identifiants-mdp de la session du PC de la salle de formation
  • une sortie son (notamment si projection de vidéo(s) prévue)
  • une clef usb comprenant mon support ppt ET sa version en pdf (quand vous faites joujou avec des polices rigolotes c’est bien utile pour que tout ne parte pas en live)
  • mon blabla imprimé (même si je m’en détache, j’aime le savoir à portée de main)
  • soit je dispose d’un TNI (que je maîtrise un chouilla), soit je prévois des marqueurs (paperboard) ou des feutres (tableau blanc)
  • si paperboard : du papier !!
  • et enfin, la liste des personnes attendues

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Mais depuis que je me suis mise à ce truc plutôt marrant qu’est l’active learning (merci Aurélie !), ma check-list de base a, disons-le franchement, pris du poids (et nécessite un cabas pour se véhiculer). Elle me demande également un peu plus d’organisation, notamment côté achats.

A la check-list de base de la chasseuse de vampires formatrice, j’ai donc rajouté la check-list version « je fais de l’active learning » :

  • Café, viennoiseries
  • Cymbales tibétaines
  • Dé en mousse (acheté sur Tout pour le jeu)
  • Stickers flèches (achetés chez Les Soeurs Greene du Danemark)
  • 2 Minifigures Lego (à offrir aux volontaires du Battle decks)
  • Chokotoffs
  • Sablier « smiley » de moins d’une minute (acheté sur Tout pour le jeu)
  • Feutres et crayons de couleur
  • Bloc de feuilles blanches
  • Plan imprimé : sous format de mind ou metro map
  • Padlet de la formation (en ligne)
  • Scotch
  • Kit Lego Serious Play
  • Diffuser musique (connexion Deezer possible + plugin Flash ok)
  • Jeu de Memory (acheté vierge sur Tout pour le jeu)
  • Action cards (faites maison)
  • Post-its
  • Évaluation imprimée : mind map
  • Battle decks : 10 vues préparées et insérées dans ppt
  • Cartes pour « Happy mail » (de ce genre-)
  • Nuages « ardoises » magnétiques (suppose un tableau blanc)
  • Jeu de Storycube (l’original)

Évidemment, je n’utilise pas l’ensemble de ces items pour toutes les formations que j’assure, tout dépend des activités que je prévois. Et je compte bien allonger cette liste au fil des mois à venir en fonction de mes inspirations. Car, on est bien d’accord, notre seule limite c’est notre imagination ! (et le prix qu’elle coûte, ok…)

Et, promis, je vous ferai des billets sur les exercices évoqués ci-dessus dans les prochaines semaines !