Mémoire d’étude et de recherche

Saviez-vous que l’arrêté du 15 avril 1997 fixe les modalités du classement des conservateurs stagiaires ? Eh oui, nous sommes notés et classés à l’Enssib, même si aujourd’hui ce classement a moins d’importance que par le passé. Mais aujourd’hui, je souhaite parler d’une des épreuves qui servent au classement : le mémoire d’étude et de recherche.

C’est le passage obligé pour tout conservateur. Il s’agit d’un travail à mener sur l’année, avec l’aide d’un directeur de mémoire. L’idée est de faire de la « recherche appliquée », c’est-à-dire de prendre du recul et d’avoir une réflexion sur une problématique métier, tout en ayant une approche ouverte et concrète. Vous pouvez trouver ceux qui ont eu une note supérieure à 14 dans la bibliothèque numérique de l’Enssib (ceux qui ont plus de 17 ont des petites palmes, comme au festival de Cannes).

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Élève DCB ayant reçu les palmes de l’Enssib.

Avant cela, il va falloir choisir un sujet, ce qui vient d’être fait dans notre promotion. L’Enssib en propose un certain nombre, provenant de professionnels des bibliothèques ou d’autres structures. Mais il est également possible d’en proposer personnellement qui seront examinés attentivement. Excité par cette idée, j’en avais proposé quatre, issus de réflexions personnelles, d’interrogations ou d’envies. Pour différentes raisons, aucun d’entre eux ne sera traité cette année. Alors autant les partager avec vous.

La motivation des personnels

Mon argumentaire officiel

Le Petit Robert définit la motivation comme « [l’]action des forces (conscientes ou inconscientes) qui déterminent le comportement (sans aucune considération morale) ». Dans ce cadre, il s’agit pour le manager d’agir et de trouver les bon moyens pour maintenir dans son équipe un mouvement continu d’amélioration et de bien-être au travail, le tout visant à rendre un meilleur service tout en étant plus productif. Mais dans un service public, quels peuvent être ces leviers ?

Le contexte peut influencer négativement les forces en action. A côté des crises (financières, politiques, humaines) se trouvent aussi des phénomènes d’usure dus à un manque de changements (absence de projet d’établissement, d’objectifs, d’évolutions). Les causes de baisse, voire de disparition de la motivation peuvent être nombreuses et frapper de manière brutales les agents. Les attentes et les comportements variant d’un individu à l’autre, comment agir face au groupe ? Faut-il personnaliser l’accompagnement pour une meilleure motivation ?

Les missions des bibliothèques, qu’elles soient territoriales ou d’État, sont également interrogées par leurs tutelles respectives. Dans un contexte en constante évolution, où les changements peuvent être nombreux et rapides, comment maintenir l’intérêt des personnelles dans leurs missions quand celles-ci sont remises en cause ?

Ce mémoire pourrait donc s’attacher à décrire les outils à disposition pour, dans le contexte de la fonction publique et à travers différentes situations, maintenir un niveau satisfaisant de motivation dans les équipes et indiquer la manière d’accompagner au mieux les agents pour cela.

Ce que j’aurais voulu faire

Eh oui, on a tous des coups de mou de temps en temps, une envie de rien sinon de se planquer dans son bureau. Oui mais voilà, nous ne sommes pas tout seuls à bord du navire : il y a tout un équipage à motiver, même en l’absence de projet. Alors comment on fait sans budget et surtout sans objectifs clairs fixés par sa direction ? Et comment on gère les situations de crises ?

Pour tout cela, j’imagine que j’aurais dû éplucher la littérature sur le sujet et étendre mes connaissances en ressources humaines. Il y aurait aussi certainement eu des entretiens à faire, par exemple auprès de DGS, de responsables des ressources humaines, de managers en bibliothèque et d’agents : ont-ils des recettes miracles ou attendent-ils que cela passe tout seul ? Enfin, il aurait été intéressant de s’appuyer sur des cas concrets.

La difficulté principale aurait cependant consisté dans la préservation d’un certain anonymat. Comment en effet se plaindre de sa hiérarchie, de ses tentatives et de ses échecs ?

L’idée au final aurait quand même été de donner quelques exemples de réussites et quelques clés pour aider les responsables de service. Avec peu, on peut parfois faire beaucoup.

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Tentative de motivation des personnels par la méthode Coué à la BM de X.

Le rire bibliothécaire

Mon argumentaire officiel

Le Petit Robert définit l’humour comme une « forme d’esprit qui consiste à présenter la réalité de manière à en dégager les aspects plaisants et insolites ». Si l’objectif est de déclencher le rire chez l’autre, l’humour a également plusieurs autres fonctions : amuser, détendre, avoir un effet cathartique… Il s’appuie pour cela sur plusieurs ressorts, de l’autodérision à l’absurde.

Les bibliothécaires font régulièrement preuve d’humour et le montrent, que cela soit sur Internet ou dans la presse professionnelle. Cela n’est pas fait dans un but gratuit. Il peut s’agir de renforcer les liens de la communauté professionnelle, en s’amusant de ses manies et défauts. Mais il peut aussi s’agir d’un acte de communication adressé à l’ensemble de la population, avec pour objectif de montrer un bibliothécaire ouvert et relié à la société actuelle. Mais cette manière de communiquer, en partie inspirée du monde commercial, est-elle la bonne manière de procéder ? Et dans quels cadres peut-elle être utilisée : sur les réseaux sociaux, à l’accueil, en interne, en formation… ? Car l’humour a aussi ses règles et ses limites.

Ce que j’aurais voulu faire

Montrer que les bibliothécaires sont drôles bien sûr ! Il y a des tas d’images, de vidéos et d’histoires qui circulent sur la toile à ce sujet. Dans l’idéal, j’aurais aimé avoir trois angles d’attaque :

  • L’humour « intra-professionnel » : il me semble que nous avons beaucoup d’humour sur nous-mêmes et que l’on se moque assez de nos défauts. Cet humour apparaît comme une sorte d’exutoire face aux problèmes rencontrés, à notre incapacité à savoir comment évoluer ou à se décharger de la tension créée parfois par la relation avec l’usager.
  • L’humour « communicationnel » : pour changer notre image, l’humour est utilisé dans certaines campagnes de communication. Est-ce que cela est bien perçu par les usagers et surtout ceux qui ne viennent pas à la bibliothèque ?
  • L’humour sur les bibliothécaires : c’est-à-dire comment l’image des bibliothécaires sert à faire de l’humour dans les médias. J’avoue que sur ce point, je suis surtout marqué par la rencontre de Dilbert avec une bibliothécaire.

Pour appuyer cela, j’aurais bien aimé rencontré et parler avec plusieurs personnes : Mlle Salt of course (en espérant que James vienne me chercher à la gare), le ou les auteurs du Dictionnaire du [diable] des bibliothèques que je lis à tous les externes que je croise, solliciter de sa Haute Bienveillance un entretien avec M. Conservateur Général (en espérant éviter une mutation à Saint-Pierre-et-Miquelon), revenir avec Noëlle Balley sur Le bibliothécais sans peine, etc.

Je réfléchissais aussi à créer une page Facebook sur le sujet et à poster chaque semaine un média humoristique relié aux bibliothèques et d’y joindre un questionnaire pour savoir qui cela faisait rire. L’humour est en effet quelque chose de très personnel et je pense que c’est dans cette subjectivité qu’aurait résidé l’écueil principal de ce sujet.

Enfin, je n’aurais pas manque de me tourner vers les collègues créatifs qui ont réalisé ces vidéos (liste non exhaustive).

 

Image et perception des bibliothécaires dans la société française contemporaine

Mon argumentaire officiel

Après les attentats de 2015, la communauté professionnelle des bibliothécaires s’interroge : pour redonner le goût du vivre ensemble, renouer le lien social, offrir un espace de culture et d’échange, les bibliothèques ne sont-elles pas les mieux placées ? Sur le papier et dans les faits, cela semble être le cas : bâtiments modernes et vitrés, horaires élargis, action culturelle… Ces évolutions ont séduit certaines catégories de la population, qui les fréquentent maintenant assidûment. Elles ont aussi au contraire suscité des réactions de rejet, qui ont conduit à leur destruction.

Mais au-delà de la valeur symbolique de l’institution, cette politique culturelle et cet accueil sont mis en place et tenus par des femmes et des hommes. Ceux-ci donnent une image d’eux auprès des usagers et des tutelles, mais doivent aussi composer avec un imaginaire largement répandu dans la population. Cette image est parfois lourde à porter et en contradiction totale avec la réalité, ainsi qu’avec les valeurs et les actions qu’ils souhaitent porter. Dans ce contexte, la valeur symbolique de la bibliothèque qui marque ceux qui la font fonctionner est-elle un frein à l’évolution des bibliothèques dans un rôle plus social ? L’écart entre la perception de la population des bibliothécaires et la réalité actuelle est-il infranchissable ? Et quels seraient les moyens de le dépasser ?

Ce que j’aurais voulu faire

Eh bien oui, on a des beaux bâtiments, mais quelle image on renvoie de notre profession ? Vous avez tous, je le sais, expérimenté le « Tu fais quoi dans la vie ? », suivi du « C’est cool, moi aussi j’adore lire ! Mais ce n’est pas trop ennuyeux comme boulot ? » (voire du « Et tu fais quoi toute la journée, à part lire ? »). Et à l’heure où nous souhaitons que nos lieux soient le plus ouverts possibles, des lieux de vie, de rencontre, de vivre ensemble, il me semble que la moindre des choses c’est de commencer par s’interroger sur nous-mêmes et de comment nous pouvons nous améliorer. Je ne doute pas que cela soit déjà le cas dans de nombreux endroits, mais il faut que cette nouvelle image se diffuse dans la société pour que les personnes viennent pour le bâtiment et les collections puis reviennent grâce à nous.

La difficulté principale aurait certainement été le nombre de personnes à interroger pour avoir un point de vue assez large que la population actuelle porte sur notre profession. J’aurais aussi pu passer par une analyse des campagnes de communication et étudier leurs retombées sur la fréquentation et les inscriptions dans les établissements. Mais le travail aurait certainement été très (trop ?) lourd à mener en une année.

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Que pensez-vous des bibliothécaires ?

La mémoire d’une bibliothèque : comment garder la trace de l’histoire d’un établissement ?

Mon argumentaire officiel

Certains établissements de lecture publique ont aujourd’hui plusieurs dizaines d’années de fonctionnement. D’autres, au contraire, se sont ouverts récemment. Mais, dans un cas comme dans l’autre, leur architecture répond à un projet précis, leurs missions sont définies par des élus et ont vocation à évoluer, leur activité doit s’adapter à la population desservie et leur équipe changera au gré des mutations, remplacements et départs en retraite.

Ces changements, nombreux et à l’impact plus ou moins forts, vont constituer à terme l’histoire de la bibliothèque. Mais il ne semble pas ou peu exister aujourd’hui de pratiques permettant d’en conserver trace et de la restituer de manière factuelle et fiable.

Quelle est vraiment la réalité dans ce domaine ? Des bibliothèques se sont-elles créées des archives permettant de garder trace de son activité à tout niveau (architecture, action culturelle, personnels, photographies) ? Comment pourrait-on procéder pour cela ?

Ce que j’aurais voulu faire

Vous est-il déjà arrivé de prendre un poste et de ne trouver aucune trace de celui ou celle qui vous avait précédé, sinon quelques éléments transmis par les collègues ? Ou au moment de quitter votre poste, vous êtes-vous demander ce qu’il fallait laisser pour les suivants ? Moi, ça m’est arrivé. Et du coup, cette question de l’histoire d’un établissement traînait dans mon esprit.

Dans l’idéal, j’aurais aimé sélectionner des bibliothèques publiques à différents stades de leur vie (avant l’ouverture, à 5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans), voir ce qu’elles avaient mis en place pour sauvegarder leur mémoire et relever les « traces » de leur histoire : à quoi servait cette salle à l’origine ? Qui était le premier directeur ? Quelles sont les actions culturelles qui ont eu lieu il y a 10 ans ? Etc… A partir de là, interroger, si cela restait possible, les personnes qui étaient là à l’origine du projet et essayer de déterminer si ce qui était prévu à l’origine avait été préservé ou avait évolué dans un sens très différent. Enfin, j’aurais aimé mettre en place des outils pour aider les établissements à systématiser la conservation d’archives propres à permettre de construire en interne l’histoire d’un équipement.

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Quand on se plonge dans l’histoire de sa bibliothèque.

Voilà, il n’est donc pas prévu que ces quatre sujets soient traités prochainement, du moins pas sous cette forme. Je reviendrai certainement sur certains d’entre eux sur ce blog, sous une forme ou sous une autre. Et je vous parlerai prochainement du sujet finalement retenu. Mais ceci est une autre histoire ^^

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Sketchnoter un compte-rendu de réunion ou de formation (en direct live ;)

Les 25-26 janvier derniers, j’ai assisté à la formation que je m’offrais pour Noël : l’ atelier #visualmapping assuré par Philippe Boukobza (qui tient l’excellent blog Heuristiquement) à l’hôtel Ibis de Gentilly.

Outre le fait que j’ai kiffé un truc de dingue cette formation (ça sort du cœur, que voulez-vous  ! ) et que j’ai bien l’intention de poursuivre jusqu’à la certification, j’ai désormais pris la résolution de sketchnoter mes compte-rendus de réunion, de formation ou de journées d’études. A peu près tout ce qui me tombe sous la main, en fait.

Pourquoi ?

Parce que (je sais que vous y pensez vous aussi), un compte-rendu est généralement ch*%$t à souhait. Du coup, il a de fortes chances que vous ne le [re]lisiez jamais. Et que dire si vous fowardez à vos collègues votre beau document Word de 15 pages police 11… ? En bref, plein de boulot pour très peu de résultats.

Sketch…quoi ?

Philippe Boukobza le définit ainsi : « Le « Sketchnote » ou « Croquinote » en français, consiste aussi à traduire en pensée visuelle des concepts, processus, idées, conversations, mais individuellement et comme technique de prise de note ». En mettant en avant mots-clefs, expressions, relations et pictogrammes, vous êtes obligés non seulement de bien comprendre le contenu que vous transcrivez mais également de le simplifier au maximum. A bas les phrases parasites qui alourdissent vos CR.

Abordons la question du « dessin »

Pour en avoir discuté avec pas mal de monde, on touche là un point sensible. En voyant mes sketchnotes, beaucoup de collègues ou amis se sont exclamés « oh mais toi tu es douée, ça se voit tout de suite, il n’y a pas de ratures, et puis tu es créative, moi je n’en suis pas capable, j’écris mal et je ne sais pas dessiner ». Je peux vous dire que ça a le don de me mettre en boule. Genre, vraiment (poke @amarois). Parce qu’en plus je suis une godiche en dessin d’art. C’est vrai que j’aime bien que ce soit propre mais je n’en ai rien à faire que ce soit « beau » ou pas, je me fais juste plaisir. Je souligne au passage que le sketchnote n’a pas vocation à être beau : il a vocation à être compris, (re)lu et mémorisé.

J’en reviens au dessin : nous sommes tous capables de dessiner ! Je parie que quand vous étiez petits vous ne vous posiez même pas la question. Une feuille de papier, des feutres et zoup ! c’était parti. Même que vous y passiez des heures. Malheureusement l’école, les avis des uns et des autres, le cadre imposé par le travail, ont fait leur petit effet. Et c’est aussi valable pour le sport, la musique, les langues, les maths, l’écriture. On est dans le clan des doués ou on ne l’est pas. Et si on ne l’est pas, on n’y touche surtout pas  !  Du coup, ce n’est pas tant notre capacité à faire telle ou telle chose qui pose problème mais la confiance que l’on porte en elle. Vous vous auto-limitez, voilà, c’est dit.

Maintenant, prenez une feuille de papier, un stylo et regardez la vidéo suivante :

Vous voyez, vous êtes capables de dessiner ! 😉

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Mais ça doit prendre du temps !

Pas plus que de taper un compte-rendu, de le relire pour le compléter et le mettre en forme. Certes, il faut prendre de nouvelles habitudes et admettre que vous n’allez pas tout noter et seulement retenir les concepts clefs de ce qui se dira. C’est aussi pour cela que votre typographie et vos pictogrammes doivent être tout simples à réaliser.

Se lancer (youpi !)

  • comme le dit Graham Shaw dans sa vidéo, soyez « openminded » : en gros, lâchez-vous, ne pensez pas au résultat. Gardez en mémoire ce qu’a écrit Zohra Kaafar dans une de ces présentations : « la créativité est contagieuse, faites-là tourner« 
  • sachez que la première fois, vos collègues vont probablement observer ce que vous faites d’un air bizarre (mais vite intéressé !)
  • pour commencer en douceur, vous pouvez sketchnoter de très courtes réunions ou tout simplement le cheminement de vos idées pour un projet, une formation à donner,…

Côté sketchnote, comment s’y prendre ?

  • pour représenter visuellement une idée ou un concept abstrait, pensez à ses formes (carré, rond, rectangle,…) ou à l’image que cela vous évoque. Voici quelques exemples :

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    • utilisez des flèches, des bannières, des typographies différentes pour mettre en avant vos idées principales. Visuellement ça change tout et en plus c’est tout simple à faire.

#sermonnotes #sketchnotes #visualnotes #tips

  • pensez à bien équilibrer pictogrammes et mots-clefs : il faut que votre sketchnote soit compréhensible plusieurs semaines/mois plus tard
  • dans un de ses articles, Philippe Boukobza rappelle les grands principes d’un bon sketchnote : utiliser l’espace pour faire respirer la note, mettre l’accent sur les mots-clefs en jouant sur la typographie, insérer des illustrations toutes simples pour donner plus de force au message et, enfin, rester sobre dans l’utilisation des couleurs
  • et, je le rappelle pour que ça rentre bien, ne cherchez pas à faire quelque chose de « beau » et à concurrencer Léonard de Vinci. Moi, j’aime bien dire que je gribouille ma réunion. Ça décomplexe 😉

Mike Rohde_Photo by my @kccoffeedesign friends of me presenting! Having a blast!

Conseils concernant le matériel

(NB : je vous dis ce que j’utilise mais n’importe quels papier/stylo conviennent. Personnellement, je trouve que la qualité du matériel et le plaisir que l’on a à l’utiliser font beaucoup mais, là, c’est vraiment à vous de voir)

  • en bonne Moleskine addict, je vous conseille : le carnet de croquis, la nouvelle collection de cahiers volants ou le carnet reporter compatible avec les étuis pour tablette. Quelle que soit la marque, prenez bien des carnets/cahiers à pages blanches (ou avec une dot grid qui vous aidera à calibrer vos tracés).
  • travaillez principalement sur un seul côté de vos feuilles (format portrait ou paysage, peu importe)
  • pour jouer plus facilement avec les épaisseurs de traits, vous pouvez utiliser des stylos noirs ayant des pointes allant du 0.05 (très fin, parfait pour les visages de vos bonhommes) au 0.8 (très épais, parfait pour les séparations, bannières ou flèches). Perso, j’aime beacoup les Staedtler ou les Micron.
  • pour les finitions, vous pouvez faire des ombres ! L’idéal est que vous disposiez d’un feutre pinceau plutôt clair (j’utilise les feutres Pitt Faber-Castel nuances de bleu ou nuances de gris et vous avez également les ArtMaker pointes flexibles rechargeables de Neuland qui sont juste déments).

Vous voulez sketchnoter depuis votre tablette / smartphone ?

Téléchargez alors l’application gratuite (dans sa version lite) Sketchbook Pro. Pour l’avoir testée, je vous conseille quand même d’utiliser un smartpen si vous compter sketchnoter tout un compte-rendu, c’est nettement plus pratique qu’au doigt.

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Je sais, le livre sur les Lego n’a rien à voir (mais il est arrivé en même temps 😉 )

 

Et pour terminer, je vous conseille évidemment THE livre sur le sketchnoting : The Sketchnote Handbook de Mike Rohde.

Spécialiste de la question, il est également l’auteur d’un Workbook (comprenant des techniques plus avancées) ainsi que d’une série de vidéos.

 

 

 

J’espère que je vous ai donné envie de vous y mettre (n’hésitez pas à partager vos productions sur les RS !) et, dans les prochains articles, je vous proposerai une « bib de bibliopictos » (et peut-être même un concours, tiens !) pour illustrer vos sketchnotes au quotidien.

Retour sur le concours de conservateur d’Etat

S’il y a bien un marronnier dans le monde des bibliothèques, c’est celui des concours. Chaque année, chacun passe les épreuves et scrute les résultats dans l’espoir de pouvoir se stabiliser ou progresser dans sa carrière. Alors quand on la chance d’avoir été reçu, il est normal de partager son expérience.

En 2015, à ma grande surprise, j’ai été admis au concours interne de conservateur d’État. Voici donc quelques éléments marquants qui ont pu m’aider au cours des différentes épreuves.


Les écrits

Pour être honnête, cette année devait constituer un premier retour dans le monde des concours, après 3 ans d’inactivité dans ce domaine. L’objectif pour moi était de passer ces épreuves sans préparation puis de demander mes copies pour analyser mes points faibles et les travailler les années suivantes. Cela est tout à fait possible de les demander au service organisateur du concours, aussi bien dans l’État que dans le territorial. Par contre, il n’y a pas obligatoirement les remarques des correcteurs.

Je me suis donc uniquement focalisé sur la méthodologie, plutôt que sur la culture générale. Mon arme secrète pour cela est l’ouvrage de Valentine Drevet-Benatti « La culture générale pour les grands débutants ». Elle présente de manière très drôle la façon d’aborder ces épreuves, tout en donnant des éléments concrets et pratiques. Il s’agit d’un ouvrage généraliste, qui ne concerne pas uniquement les concours des bibliothèques. Mais dans le cas présent, il s’est avéré très utile.

C’est donc sans stress excessif que je me suis présenté aux épreuves (5 heures de composition de culture générale, 4 heures de note de synthèse), car je n’en attendais pas grand chose. Voici les sujets :

  • Composition : Notre société a-t-elle besoin de héros ?
  • Note de synthèse : La vie privée est-elle encore possible à l’ère du numérique ?

Pour savoir ce qu’il fallait faire, vous pouvez vous référer au rapport du jury. Les meilleures copies sont également mises en ligne maintenant. Inspirant, non ?

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Quand tu apprends que tu es admissible au concours de conservateur et que tu n’as rien préparé.


 Préparation aux oraux

Les résultats me sont parvenus incidemment par Twitter, avant même que je puisse appuyer sur F5. Une fois le choc passé, il faut rapidement se mettre au travail (sauf si vous êtes plus prévoyants que moi), car il n’y a qu’environ un mois entre les résultats d’admissibilité et les oraux.

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Quand tu apprends par Twitter que tu es admissible et que tu n’as rien révisé.

Le dossier de RAEP

En tant qu’interne, il est nécessaire de remplir un dossier de RAEP (reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle). Le jury de l’épreuve de motivation professionnelle va s’appuyer dessus pour éventuellement échanger avec vous sur votre parcours. Pour les curieux, ce document RAEP est disponible en ligne. Vous avez environ 15 jours pour le remplir et le renvoyer en 5 exemplaires. Autant vous dire qu’il ne faut pas attendre et le préparer le plus tôt possible, avant les résultats si vous avez du temps.

Il est nécessaire d’y indiquer le parcours de formation, les expériences professionnelles et les compétences acquises et un rapport d’activité de deux pages qui a « pour but de préciser votre expérience et votre niveau de qualification ». Vous pouvez également joindre un ou deux documents ou décrire une ou deux actions pour illustrer vos compétences professionnelles.

Pour ma part, je me suis beaucoup appuyé sur le référentiel Bibliofil’, pour trouver dans mon parcours les compétences qui correspondent aux profils de poste pouvant être proposés aux conservateurs. J’ai également insisté dans le rapport d’activité sur les expériences qui montrent mes capacités de gestion de projet et de négociation. Enfin, j’ai également fourni les documents pour illustrer certains de mes propos, avec une note d’accompagnement expliquant le contexte de leur production et ce à quoi elles ont conduit.

La préparation

Et pour le reste, comment se préparer ? Eh bien, comme on peut.

D’une part, on regarde les épreuves auxquelles il va devoir falloir se frotter et en comprendre les attendus. Là encore, les rapports de jury sont très éclairants.

Si vous avez de la chance d’être proche d’une grande ville, vous pouvez également vous adresser à un CRFCB. Ceux-ci organisent chaque année des préparations au concours et, si vous êtes admissibles, certains acceptent que vous rejoigniez les groupes qui suivent la préparation depuis le début. Il faut également que votre employeur l’accepte, car cela signifie être absent du service pendant ce temps. Ces séances sont très formatrices car elles vous forcent à travailler en temps limité sur des textes que vous ne connaissez pas et à les présenter devant un jury. C’est très dur au départ mais plus on pratique, plus les réflexes arrivent rapidement.

Étant admissible en même temps que deux autres collègues, nous nous sommes également retrouvés certaines demi-journées pour travailler en groupe. Chacun a écrit sur des petits papiers une quinzaine de sujets (par exemple les Jeux Olympiques, Olympe de Gouges, les sectes…), qui ont ensuite été mélangés. Nous tirions alors chacun à notre tour un sujet et devions dire ce que nous savions dessus. Les autres ajoutaient ensuite les éléments qu’ils connaissaient. Lorsque nous séchions tous les trois, Internet nous apportait des premiers éléments de réponses. Avec quelques gâteaux et du thé (ou de la bière), ce furent des séances à la fois agréables et constructives.

Côté travail personnel, j’ai exploré deux pistes. D’une part, grâce à la préparation suivie, j’ai pu repérer mes plus grandes lacunes culturelles (notamment l’histoire du XIXème siècle). Il existe de nombreux ouvrages issus des collections encyclopédiques ou des manuels de premier cycle qui abordent les sujets qui peuvent vous intéresser. D’autre part, je me suis plongé dans l’actualité, avec lecture d’un quotidien tous les jours et épluchage des blogs professionnels. Pour ce qui concerne la presse, j’ai utilisé Europresse, proposé par de nombreuses bibliothèques, et qui permet d’accéder de chez soi aux journaux du jour en version PDF. Très pratique pour s’y plonger dès le matin ou le soir en rentrant du travail.

Pour l’épreuve de langue, euh… pas la peine d’espérer de devenir bilingue en un mois. Donc, soit vous êtes au top et c’est génial. Soit vous êtes comme moi et des séances intensives de films en VO et de lectures d’articles en anglais s’imposent. Après, je vous rappelle que l’épreuve interne de langue consiste en une discussion en français après la lecture et la traduction d’un texte. Stressant certes, mais pas autant que les externes qui doivent affronter deux épreuves de langue.

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Candidat admissible parlant des oraux avec ses collègues.

Et en dehors du concours ?

N’ayant pas envisagé d’être admissible, le mois de juin était prometteur, avec des week-ends bien chargés et des visites familiales. Que faire alors ? Se reclure dans sa chambre et renoncer à tout plaisir ? Ou oublier le concours et profiter de la vie en comptant que le miracle se reproduise ? Eh bien ni l’un ni l’autre.

Quand cela était possible, j’ai annulé ce qui pouvait être reporté. D’une façon générale, les gens comprennent très bien que vous ayez besoin de vous investir sur ce projet pendant un certain temps.

A l’inverse, quand l’annulation n’était pas envisageable, j’ai profité de ces sorties pour engranger des éléments pour le concours. Votre famille vient vous voir ? Emmenez-les au musée : vous pourrez parler de la dernière exposition que vous avez vue lors des oraux. Une soirée cinéma avec un ami de longue date ? Convainquez-le de ne pas aller voir Avengers 2 cette fois et jurez-lui que la dernière Palme d’Or est « soooo wonderful« . Un repas chez des amis ? Profitez-en pour vous renseigner sur leur métier, leurs passions : qui sait, ça pourra toujours servir.

Il me semble que ces petites pauses sont de toute façon très profitables. Une surcharge de stress n’est pas toujours facile à porter, même pour un mois seulement.


Durant les oraux

Voilà, c’est le grand jour, le D Day. Le stress est là, bien installé. Respirez un bon coup et tout ira mieux dans quelques heures, une fois les oraux finis. Il faut juste tenir trois fois trente minutes devant un jury.

Les choses à ne pas oublier dans votre besace

  • Votre convocation ;
  • Une pièce d’identité ;
  • Une montre (pour la préparation du commentaire et pour votre exposé de 10 minutes) ;
  • Des crayons de toutes les sortes ;
  • Une bouteille d’eau ;
  • Un dictionnaire unilingue pour l’épreuve de langue ;
  • Des petites choses à grignoter mais qui ne risquent pas de vous tâcher ;
  • Un peu d’argent pour décompresser à l’extérieur entre deux épreuves ;
  • Un téléphone (à éteindre pendant les épreuves) ;
  • Tous les gri-gri (non voyants de préférence) qui vous aideront à vous sentir mieux.

Comment s’habiller ?

Il faut rester simple mais montrer que vous maîtrisez les codes de l’épreuve qui fera de vous des futurs cadres. Donc remisez vos jeans et t-shirts au fond du placard. Une chemise, un costume et, si vous vous sentez à l’aise avec, une cravate feront l’affaire.

Les épreuves

Quels sont les attendus de ces épreuves ? Que vous montriez que vous savez vous exprimer et avoir un esprit critique. Vous aurez donc pour chacune des épreuves 30 minutes de préparation. Durant ce temps, vous devrez travailler sur le texte qu’on vous aura donné.

Pour l’anglais, il s’agit de traduire une partie du texte. Mais il faudra le lire entièrement et garder quelques minutes pour réfléchir aux questions qu’on pourrait vous poser autour. La discussion autour de la traduction ne dure pas tout le temps de l’épreuve et il faut donc se préparer à aborder d’autres questions en lien avec le texte ou sur la culture anglo-saxonne.

Pour les épreuves de conversation avec le jury et de motivation professionnelle, le principe est, à partir du texte, de préparer un commentaire de 10 minutes. C’est à la fois assez simple et assez compliqué. Simple, car il s’agit de faire ce que l’on fait tous les jours à partir de la lecture d’un article, c’est-à-dire de le mettre en perspective. Prenez-vous pour argent comptant ce que vous lisez ? Non : vous vérifiez sa source, le remettez dans un contexte, faites le lien avec ce que vous avez lu ou entendu par ailleurs et repérez les faiblesses du raisonnement. C’est cela qu’on attend de vous. Mais c’est aussi compliqué, car avec le stress ou un sujet qui ne nous inspire pas, il est difficile de mobiliser et d’organiser des connaissances en trente minutes. C’est un des éléments à travailler en priorité.

Votre commentaire ne vous plaît pas ? Ce n’est pas grave : lancez-vous. Le jury vous demandera par la suite de compléter. Et les questions qui suivront vous permettront éventuellement de montrer une autre facette de votre personnalité.

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Quand tu essaies de convaincre le jury que oui, tu as tout ce qu’il faut pour être conservateur.

Alors, qu’en est-il de ces fameuses questions ? Voici, à titre indicatif, celles que l’on m’a posées. Je les ai notées après les oraux. Mais comme ces instants passent très vite, elles ne reflètent peut-être pas tout à fait ce qui a été dit et ne suivent pas forcément l’ordre chronologique.

En anglais, il s’agit d’un article du 1er mai 2015 du Guardian par Alison Flood « Judy Blume makes plea to New York mayor for library funds ». Il m’a d’abord été demandé plusieurs points de précision sur la traduction. Il y avait beaucoup d’erreurs m’a dit le jury après, mais j’ai réagi rapidement et les ai corrigées pour la plupart, ce qui a été apprécié. Voici les autres questions :

  • Quel commentaire pouvez-vous faire sur ce texte ?
  • Les auteurs anglo-saxons se sont mobilisés contre Amazon en janvier dernier. Pouvez-vous dire pourquoi ?
  • Quelles relations entretiennent les auteurs avec les bibliothèques en France ?
  • Que pouvez-vous nous dire de la loi sur le droit de prêt en France ?

En culture générale, ce fut une critique de Gérard Courtois portant sur le livre « Pour en finir (vraiment) avec le millefeuille territorial » d’Eric Giuily et Olivier Régis.

  • Vous avez parlé d’égalité de traitement sur le territoire français. On parle aujourd’hui de difficultés pour accéder aux services de santé. Qu’en pensez-vous ? Et les déserts médicaux ?
  • Pouvez-vous me dire quel est le parcours des étudiants en médecine ? Après la première année, est-ce bien un examen ? (NB : c’est un concours). Comment s’appelle le deuxième examen ? Que veut dire ECN ? Pourquoi ?
  • Que peut faire un préfet vis-à-vis d’une collectivité territoriale ? A quel moment intervient le contrôle de légalité ? Et en cas de déficit ? Combien de temps peut durer une mise sous tutelle ?
  • Que pouvez-vous nous dire de la francophonie dans le monde ? Quelles structures s’occupent de ce sujet ? Citez un auteur francophone étranger. Y a-t-il des Académiciens qui ne sont pas Français ?
  • Pouvez-vous citer des films dont l’action se passe au Château de Versailles ? Quel est le statut du Château de Versailles ? Qu’est-ce que ce statut implique ?
  • Savez-vous quelle exposition a lieu actuellement au Château de Versailles ? Vous souvenez-vous d’autres expositions ? Qu’en pensez-vous ?
  • Pouvez-vous citer des exemples de destructions d’œuvres ? Pourquoi fait-on cela ? Et les autodafés ? Quel est l’auteur du livre Auto-da-fé ? (NB : j’ai demandé après. C’est Elias Canetti).
  • Pensez-vous que l’art contemporain est un art vide, bête ? Pensez-vous que l’art contemporain est un art dégénéré ?
  • Connaissez-vous des courants historiographiques ? Une école ? Quel domaine est étudié par l’école des Annales ? Pouvez-citer des historiens contemporains ? Quel est le domaine de Benjamin Stora ? Et plus précisément que le Maghreb ?

Lors de l’entretien de motivation professionnelle, j’ai dû travailler sur une chronique de Gaël Cadoret, parue le 24 février 2014 dans INGIN : « La méthode Agile – Optimisation de la relation « Client / Fournisseur » » :

  • Concernant les marchés publics, y a-t-il une procédure qui permette de travailler par objectifs intermédiaires avec des prestataires ?
  • Vous avez été maître d’ouvrage dans un projet de ré informatisation. A combien se montait le budget prévu ? Ce projet a-t-il abouti ? Pourquoi ?
  • Vous avez parlé des risques psychosociaux. Pouvez-vous m’en parler plus ? Vous avez des exemples ?
  • Vous dites vouloir prendre soin de vos agents et laisser parler leur créativité. Comment faites-vous cela ? Mais que doit faire un responsable ? Et vis-à-vis de votre hiérarchie ? Qu’est-ce qu’un bon responsable selon vous ? Vos responsables l’ont-ils été ?
  • On installe le Wifi dans votre bibliothèque et vos agents ne le souhaitent pas. Comment gérez vous cela ?
  • On vous demande d’ouvrir votre bibliothèque le dimanche d’ici un an. Comment procédez-vous ?
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans après votre sortie d’Enssib ? Mais vous vous voyez diriger ? Quel serait votre poste idéal en sortie d’Enssib ?
  • Avez-vous passé me concours de conservateur territorial ? Le passerez-vous l’année prochaine ? Est-ce la première fois que vous vous présentez au concours de conservateur ?
  • Vous avez commencé votre parcours comme vacataire ? (NB : en fait j’ai commencé comme bénévole, ce que j’ai précisé). Pourquoi ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Voilà, je suis désolé pour ce premier article un peu long, mais il semble important de pouvoir partager cela avec qui préparent les concours. Sur mon ancien blog, vous pouvez également trouver d’autres articles sur les épreuves du concours de bibliothécaire (écrit et oraux), ainsi que ce qui arrive après avoir été admis. Il me semble que, en dehors de la durée de formation, cela s’applique en grande partie au concours de conservateur.

Bon courage à tous et que la force soit avec vous !

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Quand après avoir été admis tu te rends compte que maintenant 18 mois de formation t’attendent.

Au fond de ma besace de formatrice

A force d’intervenir à droite et à gauche, que ce soit au sein de mon poste (formation des usagers, L à D à l’UVSQ puis principalement doctorants à Paris Descartes) ou à l’extérieur en formation continue (animation de communautés, active learning), j’ai commencé à réunir autour de moi un matériel suffisamment divers et varié pour que ça vaille le coup de vous en parler ici.

Quelle que soit la formation que je donne, je gribouille systématiquement une check-list de mon matériel « de base ». Elle a le mérite de me vider la tête (je suis assez stressée comme ça, pas la peine d’en rajouter) et de m’éviter certains désagréments. En bref, vous l’avez compris, cette check-list s’est construite sur le tas. « C’est en se piquant que l’on devient couturière » comme disait ma grand-mère :p

Buffy (en parlant de son pieu) : C'est une arme défensive. À Los Angeles, tout le monde en a. C'est très démodé le gaz paralysant.

Buffy (en parlant de son pieu) : C’est une arme défensive. À Los Angeles, tout le monde en a. C’est très démodé le gaz paralysant.

Check-list de base :

  • une bouteille d’eau (hyper important. Sauf si tu formes une caserne de pompiers et que tu veux vraiment t’étrangler en parlant)
  • une connexion Internet qui fonctionne (non, non, ceci n’est pas une lapalissade…), Mozilla installé, la possibilité d’installer un minimum de modules complémentaires (sans codes admin)
  • un vidéoprojecteur qui fonctionne (c’est aussi valable pour un TNI)
  • demander les identifiants-mdp de la session du PC de la salle de formation
  • une sortie son (notamment si projection de vidéo(s) prévue)
  • une clef usb comprenant mon support ppt ET sa version en pdf (quand vous faites joujou avec des polices rigolotes c’est bien utile pour que tout ne parte pas en live)
  • mon blabla imprimé (même si je m’en détache, j’aime le savoir à portée de main)
  • soit je dispose d’un TNI (que je maîtrise un chouilla), soit je prévois des marqueurs (paperboard) ou des feutres (tableau blanc)
  • si paperboard : du papier !!
  • et enfin, la liste des personnes attendues

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Mais depuis que je me suis mise à ce truc plutôt marrant qu’est l’active learning (merci Aurélie !), ma check-list de base a, disons-le franchement, pris du poids (et nécessite un cabas pour se véhiculer). Elle me demande également un peu plus d’organisation, notamment côté achats.

A la check-list de base de la chasseuse de vampires formatrice, j’ai donc rajouté la check-list version « je fais de l’active learning » :

  • Café, viennoiseries
  • Cymbales tibétaines
  • Dé en mousse (acheté sur Tout pour le jeu)
  • Stickers flèches (achetés chez Les Soeurs Greene du Danemark)
  • 2 Minifigures Lego (à offrir aux volontaires du Battle decks)
  • Chokotoffs
  • Sablier « smiley » de moins d’une minute (acheté sur Tout pour le jeu)
  • Feutres et crayons de couleur
  • Bloc de feuilles blanches
  • Plan imprimé : sous format de mind ou metro map
  • Padlet de la formation (en ligne)
  • Scotch
  • Kit Lego Serious Play
  • Diffuser musique (connexion Deezer possible + plugin Flash ok)
  • Jeu de Memory (acheté vierge sur Tout pour le jeu)
  • Action cards (faites maison)
  • Post-its
  • Évaluation imprimée : mind map
  • Battle decks : 10 vues préparées et insérées dans ppt
  • Cartes pour « Happy mail » (de ce genre-)
  • Nuages « ardoises » magnétiques (suppose un tableau blanc)
  • Jeu de Storycube (l’original)

Évidemment, je n’utilise pas l’ensemble de ces items pour toutes les formations que j’assure, tout dépend des activités que je prévois. Et je compte bien allonger cette liste au fil des mois à venir en fonction de mes inspirations. Car, on est bien d’accord, notre seule limite c’est notre imagination ! (et le prix qu’elle coûte, ok…)

Et, promis, je vous ferai des billets sur les exercices évoqués ci-dessus dans les prochaines semaines !